Europe – « République de Palestine »

L’Union des communautés et institutions palestiniennes en Europe a publié un communiqué officiel dans lequel elle condamne avec la plus grande fermeté la décision des autorités françaises visant le militant palestinien et activiste politique Rami Shaath. L’Union qualifie cette mesure de particulièrement grave, estimant qu’elle traduit une escalade des politiques répressives visant à réduire au silence la voix palestinienne et à criminaliser toute personne dénonçant les violations commises par l’occupation et défendant les droits légitimes du peuple palestinien. Cette réaction intervient après que Rami Shaath a reçu une notification émise par la direction de la sécurité de Nanterre l’informant de l’intention des autorités françaises de procéder à son expulsion du territoire, au motif qu’il représenterait une menace pour l’ordre public français.

Dans son communiqué, l’Union affirme que les poursuites et mesures restrictives visant Rami Shaath sont menées sous couvert du droit administratif. Elle souligne que cette procédure intervient après l’impossibilité de mobiliser le droit pénal pour établir la moindre accusation à son encontre. Selon l’Union, cette situation révèle de manière claire une orientation préoccupante consistant à utiliser les dispositifs administratifs comme instruments de répression politique, en contournant les garanties judiciaires et les libertés fondamentales, et en substituant des procédures administratives à une véritable justice équitable.

Le communiqué inscrit également cette affaire dans un contexte plus large de restrictions croissantes visant les mouvements de solidarité avec la cause palestinienne en France ainsi que dans plusieurs autres pays européens. Cette dynamique se manifeste notamment par un renforcement de la surveillance, des pressions administratives, des campagnes de stigmatisation et des tentatives systématiques de restriction de l’espace public. Elle inclut également le ciblage des communautés palestiniennes, arabes et issues de l’immigration, ainsi que des efforts visant à limiter leur participation légitime à la vie politique et à l’action citoyenne. L’Union considère que ces pratiques constituent une atteinte directe à la liberté d’expression, à la liberté d’organisation et à l’exercice légitime de l’engagement politique.

L’Union des communautés et institutions palestiniennes en Europe met en garde contre la gravité de cette évolution, affirmant qu’elle ne se limite pas à viser des individus, mais qu’elle menace également le récit palestinien lui-même ainsi que le droit du peuple palestinien à porter et défendre sa cause légitime. Elle souligne en outre que cette orientation ouvre la voie à une extension préoccupante du recours à des mesures administratives d’exception contre les défenseurs des droits et des libertés, en contradiction flagrante avec les principes démocratiques universellement reconnus.

En conclusion de son communiqué, l’Union réaffirme sa solidarité pleine et entière avec Rami Shaath et sa famille, tout en exprimant son rejet catégorique de toutes les formes de répression, d’intimidation et de séparation familiale. Elle souligne enfin que ces politiques ne parviendront ni à faire taire les voix libres ni à briser la détermination des soutiens à la cause palestinienne. La Palestine demeurera, affirme le communiqué, une cause de droit, de justice et de liberté, et les politiques de répression et d’exclusion ne réussiront ni à effacer sa voix ni à entraver la poursuite de sa lutte légitime.

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